Parlez-vous le langage du métavers ?

Parlez-vous le langage du métavers ?

Cet univers virtuel en réalité augmentée possède un langage qui n’appartient qu’à lui. En découvrant le sens de ses termes les plus obscurs, Le Figaro fait de vous des utilisateurs intelligents.

Bienvenue dans une nouvelle ère, celle où, casque de réalité virtuelle vissé sur la tête, vous pénétrez dans un espace à la croisée des mondes physique et numérique. Cet espace, ou devrions-nous dire cet univers, est celui du « métavers ». Constitué du préfixe grec “meta” qui entre dans la construction de nombreux termes savants au sein desquels il exprime le changement, indique le Trésor de la langue françaisele mot n’est pas encore apparu dans les dictionnaires.

Matthew Ball, PDG de la société de capital-risque Epyllion, le définit comme “un gigantesque réseau interopérable de mondes virtuels affichés en 3D temps réel, qui peuvent être expérimentés de manière synchrone et persistante par un nombre illimité d’utilisateurs, avec un sentiment de présence individuelle et de continuité des données, telles que l’identité, l’histoire, les droits, objets, communications et paiements». Autrement dit, dans cet univers où les relations humaines, sociales et commerciales (où circulent les cybermonnaies) sont dématérialisées mais où l’utilisateur se sent physiquement présent grâce à l’immersion 3D, l’existence humaine semble avoir inventé une nouvelle forme d’extension de l’être. Avant de basculer dans ce monde, voici quelques éléments lexicaux qui pourraient vous être utiles.

• La blockchain

Qualifiant littéralement une “chaîne de blocs”, la blockchain est un mode d’enregistrement de données produites en continu, sous forme de blocs liés les uns aux autres dans l’ordre chronologique de leur validation, indique la Commission pour l’enrichissement du langage. Français. Cette technologie de stockage et de transmission de l’information est le socle du métaverse en ce qu’elle sert son mode de fonctionnement. Ce monde virtuel n’appartient pas à une entreprise mais à tous ses utilisateurs, qui peuvent prendre le contrôle de leurs propres données, la blockchain agit comme une sorte de registre public des transactions. Cela permet de connaître (pour n’importe qui et à tout moment) leur nature, l’identité des personnes et d’assurer leur sécurité.

• Les frais de gaz

Les « frais d’essence » sont les frais de transaction d’une blockchain calculés pour chaque nouvelle inscription. Ces commissions peuvent être supérieures ou inférieures en fonction du nombre d’utilisateurs qui souhaitent modifier cette blockchain à un moment précis. S’il y a une grande foule, une bulle spéculative peut éclater. Par exemple, rappelez-vous Les Echos, “Lorsque le métaverse Otherside a vendu ses parcelles sur la blockchain ethereum, l’effervescence a été telle que ces fameuses commissions ont bondi à 200 dollars, gelant tout le système.”

• Les NFT

« Non fongible tokens » ou « Non fongible tokens », les NFT sont des fichiers numériques disponibles sur le métaverse auxquels sont attachés des certificats d’authenticité numériques. Il peut s’agir de photographies, de films, de jeux vidéo, etc. Le Larousse explique qu’un bien fongible « est consommé par l’usage et qu’il peut être remplacé par des choses de même nature, de même qualité et de même quantité ». De plus, les NFT ne peuvent pas être échangés contre un jeton de valeur égale, mais contre une cybermonnaie. Par exemple, le cofondateur de Twitter, Jack Dorsey, a vendu l’image de son premier tweet publié le 21 mars 2009 sous le nom de NFT pour une valeur (en monnaie fiduciaire) de plus de 2,9 millions de dollars. . Dans Voyage au centre du métaverse (Kawa), Pierre Berendes explique que dans le futur ce monde virtuel pourrait intégrer les actifs digitaux des marques comme des NFT. Autrement dit, “Vous pourrez entrer dans un magasin de vêtements métaverse, rechercher des articles, puis faire expédier les produits physiques à votre domicile.”

• Un parachutage

À ne pas confondre avec une opération aérienne, ou le système de marque Apple permettant de transférer un fichier d’un appareil à un autre, le “dropping” ou “airdropping”, est une stratégie commerciale. Employé par les sociétés de cybermonnaies (Bitcoin, Ether, EOS, etc.), il consiste à distribuer gratuitement des unités de cybermonnaies dans les portefeuilles des utilisateurs afin de favoriser l’engagement d’un plus grand nombre de personnes autour de leur monnaie. échange utilisable dans le métaverse.

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