les dernières danses des légendes du tennis

les dernières danses des légendes du tennis

Avant Federer, plusieurs légendes avaient également fait leurs adieux au tennis. PANORAMIQUE

La légende suisse Roger Federer disputera son dernier match ce vendredi soir à Londres, en double avec Rafael Nadal à la Laver Cup. L’occasion de se remémorer les sorties de cinq grands champions.

Pete Sampras, un succès comme un adieu

Quitter le circuit au sommet de votre art n’est pas facile. Pete Sampas, vainqueur de 14 tournois majeurs dont sept à Wimbledon, a eu une dernière rencontre mythique. C’est contre son rival et compatriote Andre Agassi que Sampras quitte le monde du tennis le 26 août 2002. Il remporte la finale de l’US Open (6-3, 6-4, 5-7, 6-4) pour remporter sa dernière carrière. Grand Chelem. Un parcours de haute volée après avoir éliminé notamment Tommy Haas et Andy Roddick. Un titre à la saveur bien particulière puisque Sampras a connu une véritable baisse dans les mois précédant le tournoi. L’autre originalité du dernier match de Sampras est que son abandon n’était pas en soi prévu, personne n’était au courant que cette finale était sa dernière : sa décision n’a été officialisée que dans les mois qui ont suivi la finale et après plusieurs tentatives de retour à la compétition. Une cérémonie d’adieu a ensuite eu lieu à l’US Open 2003.

John McEnroe, un au revoir et trois retours

Le personnage le plus explosif de l’histoire du circuit a eu une carrière qui s’est terminée en plusieurs chapitres. En 1986, John McEnroe prend une première pause de six mois avant de reprendre la compétition. L’Américain annonce un (vrai) abandon à l’issue de la saison 1992. Néanmoins, il fait un bref retour sur le circuit lors du tournoi sur invitation de Rotterdam en 1994 : il est rapidement expédié par Magnus Gustafsson au premier tour. Par la suite, McEnroe a accepté quelques invitations, notamment en double mixte avec l’Allemande Steffi Graf en 1999 où ils ont atteint ensemble les demi-finales de Wimbledon avant de déclarer forfait. En 2006, il remporte le tournoi de San José en double avec le Suédois Jonas Björkman. Dernier titre remporté par l’Américain.

Björn Borg, un départ trop tôt

Quelques mois après sa défaite face à Yannick Noah en quart de finale du Masters de Monte-Carlo, Björn Borg choque la planète tennis en annonçant sa retraite le 23 janvier 1983 après seulement onze ans au plus haut niveau et à seulement 26 ans. Malgré les exigences du public et de certains adversaires comme McEnroe, le Suédois ne changera pas d’avis avant de nombreuses années. Il tente néanmoins un retour à la compétition en acceptant quelques invitations où il chute face à Henri Leconte à Monte-Carlo et à Stuttgart en 1984. Ses victoires à Osaka la même année et à Tokyo en 1985 resteront anecdotiques. A 35 ans, Borg fait un dernier retour sans succès en 1991 avec de maigres apparitions en exhibition dans plusieurs villes (Nice, Monte-Carlo, Munich, Washington, Los Angeles, Bordeaux, Bâle et Toulouse) jusqu’à son dernier match sur tapis d’intérieur. à Moscou en 1993.

Andre Agassi, un dernier tour à l’US Open

Voici une autre belle sortie : Andre Agassi a quitté le circuit de tennis le 3 septembre 2006 à l’US Open – comme Pete Sampras. Mais contrairement à son aîné, Agassi sortira par la petite porte, éliminé en quatre sets par l’Allemand Benjamin Becker dès les qualifications. Un tournoi d’une extrême intensité pour le joueur américain, contraint d’enchaîner les injections après chaque match pour soulager ses douleurs chroniques au dos, à la cheville et à la jambe. Il convient de noter cependant son impressionnante victoire sur Marcos Baghdatis, finaliste de l’Open d’Australie et demi-finaliste de Wimbledon cette saison-là, lors de cette édition de Flushing Meadows en cinq sets. L’année 2006 d’Agassi a généralement pris la forme d’une tournée d’adieu avec une troisième défaite à Wimbledon face à l’Espagnol Rafael Nadal, alors numéro 2 mondial.

Ivan Lendl, une sortie discrète

Si certains sortent par la grande porte, d’autres se retirent dans un quasi-anonymat, c’est le cas malheureux d’Ivan Lendl. Ne pouvant plus rivaliser avec McEnroe, Edberg ou Becker contre qui il a perdu sa dernière finale en Australie en 1991, le Tchécoslovaque a quitté la famille du tennis au deuxième tour de l’US Open fin août 1994 après plusieurs années de déclin rapide. A Roland-Garros, lors de sa dernière année professionnelle, il est éliminé dès le premier tour face à Stéphane Huet, alors classé 294e mondial. A Wimbledon, il rate une manche avant de sortir contre Arnaud Boestch en raison de problèmes de dos.

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