Avec "Sourire(s) en coin", Jacques Mailhot offre ses mémoires aux lecteurs de La Montagne-Centre-France

Avec “Sourire(s) en coin”, Jacques Mailhot offre ses mémoires aux lecteurs de La Montagne-Centre-France

Comédien originaire d’Auvergne. Homme de radio reconnu pour sa compétence et son goût de gratter voire assommer le monde politique. Homme de lettres aussi, à travers ses chroniques (dont La montagne) et ses livres. Jacques Mailhot est tout cela et plus encore…

Ce que l’on découvre en lisant Sourire(s) en coin (aux éditions De Borée). Une œuvre qui compte un peu plus que les autres dans la carrière de Jacques Mailhot, pour la simple raison qu’elle évoque en longueur, en largeur, en travers, voire les recoins de sa mémoire. lecteurs de La montagne ont eu droit, jeudi 22 septembre, à quelques confidences sur ses confidences. De quoi traverser toute une époque flamboyante mais révolue, « celle où tout était encore permis. ” Pièces choisies…

Jacques Mailhot avec des lecteurs de La Montagne. Photo Rémi Dugne

“Tu devrais être auteur-compositeur…”

« Dès que j’ai commencé à faire ce métier, Fernand Raynaud m’a dit : ‘Tu devrais être auteur-compositeur. Vous avez une approche de l’actualité que je n’ai pas ». Il a été ma première inspiration. Le second était Pierre-Jean Vaillard, que j’ai vu sur scène au Théâtre des Deux Ânes, avec mon père. »

Oreille en coin

« J’en parle beaucoup dans mon livre. The Corner Ear a toujours été d’une grande demande intellectuelle. Cette émission, sur Inter, m’a emmené dans une catégorie supérieure […] Nous avons été les premiers à faire comme les comédiens que vous écoutez dans les émissions du matin maintenant. Cela n’existait pas à l’époque. J’ai fait ma première chronique sur la caisse noire de l’AS Saint-Etienne qui, en quelque sorte, a discrédité le dossier fait par la rédaction sur le même sujet (rires).

Le salon du livre de Royat-Chamalières (Puy-de-Dôme) accueille 75 auteurs au théâtre du casino

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Auvergne un jour, Auvergne toujours

« Je suis parti à 19 ans pour Paris. J’y ai fait toute ma carrière, mais j’y ai gardé des bases très solides ; merci à ma famille d’abord, puis à mes nombreux amis du lycée. Il faut dire qu’un peu turbulent… J’ai fréquenté toutes les écoles de Riom… A Paris, j’ai été très vite approché par l’adjoint de Valéry Giscard d’Estaing notamment ?; qui m’a fait connaitre tous les élus de la région ?; puis cette amitié très forte avec Michel Charasse, qui m’a ancré encore plus dans le territoire. Je pense aussi aux cuisiniers… »

Bien vivre

« …nC’est vrai. La cuisine, la convivialité sont comme un fil conducteur dans ma vie. Mon père était un homme assez bon, il nous l’a transmis. A mon arrivée à Paris, Jean Herbert – qui m’a donné les commandes des Deux Ânes en 1995 – était président de l’Académie Rabelais. Tout cela m’a permis d’avoir des liens très rapidement avec tout le monde en cuisine. Idem lorsque je créais Paris-Kiosque sur France 3, je rencontre un chroniqueur gastronomique qui me présente Bernard Loiseau avec qui je deviens très ami. A partir de là, nous développons tout un réseau. Et c’est ainsi que j’ai rejoint le Club des 100 (club gastronomique créé en 1912). La gastronomie occupe une grande place dans ma vie, vraiment. »

l’humour aujourd’hui

« Avant, on croyait qu’il y avait de la censure mais finalement il y en avait peu ?; les politiciens s’en fichaient non plus. Aujourd’hui, l’évolution de l’humour est hypothéquée par les lobbies. On ne peut plus parler de rien… Bientôt on ne pourra plus dire qu’il pleut en Bretagne. C’est pourquoi les comédiens parlent plus d’eux-mêmes que de ce qui se passe autour d’eux. »

La Fondation Varenne

« C’est énorme pour moi d’être le président de cette fondation. Varenne, j’ai entendu parler de lui très jeune sans savoir qui il était. J’étais en vacances chez mes grands-parents à Saint-Eloy-les-Mines. Je le saurai plus tard (sourire). C’est comme une boucle qu’on boucle. Comme quand j’étais aux Deux Ânes à 13 ans, je n’imaginais pas le diriger un jour. C’est une fondation formidable, qui défend la liberté de la presse et surtout celle des jeunes journalistes. Nous essayons d’aider le plus de monde possible, c’est, je le répète, merveilleux. »


Dédicaces. Les éditions De Borée ont organisé hier soir une soirée de lancement du nouveau livre de Jacques Mailhot à l’hôtel littéraire Alexandre-Vialatte de Clermont-Ferrand. L’occasion de signer les premiers exemplaires (hormis ceux des lecteurs de La montagne) de Sourire(s) en coin. Il y en aura d’autres, à commencer par le salon du livre de Royat-Chamalières, auquel Jacques Mailhot participera le dimanche 2 octobre, au théâtre du casino.

Julien Dodon et Pierre-Olivier Febvret

Photos Rémi Dugne et Fred Marquet

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